Appel à communications

Thème du Festival 2018 : L’eau, source de vie

Après le Festival d’histoire 2016 intitulé « boire et manger, une histoire culturelle », la Société d’Histoire et d’Archéologie de La Diana organise à Montbrison une seconde version sur le thème de l’eau entre le 13 et le 17 novembre 2018, avec pour point d’orgue le colloque des jeudi 15 et vendredi 16, qui permettra à la fois de dresser un bilan de la recherche dans le domaine et de souligner l’actualité du thème.

L’eau sera ici considérée comme boisson ou élément de lavage du corps. C’est sous l’angle de la santé – et parfois de la maladie – que l’eau fera colloque. On ne traitera pas des eaux porteuses pour les circulations des hommes ou des marchandises. Le corps profite de l’eau qui ruisselle comme de l’eau qu’il absorbe. L’eau de bain peut être aussi favorable au décrassage qu’à la détente psychique, l’eau de bouteille qui stoppe la soif peut aussi ouvrir l’appétit.

L’eau alimente le cours de l’histoire. Elle entraine un imaginaire débridé avec ses mystérieuses sources (L’eau et les rêves d’un Bachelard), comme elle structure la vie en société autour du point d’eau, ou anime la conquête. Produit apaisant, elle fait pourtant débat autour de sa qualité, voire combat autour de sa possession. L’eau que la société consomme est un magnifique indicateur de son état social, mental, politique, économique.

La thèmatique de l’eau dans l’histoire a généré des archives de toute nature, écrites, iconographiques, orales : des délibérations de conseils municipaux, aux traités médicaux, ou aux cartes postales de stations thermales, et autre publicités commerciales. L’Art, les Lettres (l’Astrée) coulent souvent de sources, nous présentant des nymphes, des déesses aquatiques (Segeta).  L’eau révèle des sociétés complexes, urbaines ou rurales, de l’Antiquité à nos jours. Elle est notre passé et sans aucun doute notre avenir (L’avenir de l’eau d’Eric Orsenna).

L’eau peut être courante, naturelle, minérale, industrielle. Les lieux de capture (sources), de fabrication (usines d’épuration, usines d’embouteillage) ou d’amenée (canalisations, porteurs d’eau), les lieux d’usage de l’eau (fontaines, puits, salles de bain particulières ou bains municipaux, stations thermales et balnéaires), les instruments même du bain ou de la boisson (seaux, bouteilles), feront l’objet de communications recherchées. Une session devrait porter sur les eaux en Forez.

Buveuse ou baigneuse, la société part à vau l’eau.

Bibliographie initiale :

  • Csergo (Julia), Liberté, Egalité, Propreté, La morale de l’hygiène au XIXe siècle, Paris, Quai Voltaire, 1988.
  • Frioux (Stéphane), Nourrisson (Didier), Propre et sain. Un siècle d’hygiène à l’école en images, Paris, Armand Colin, 2015.
  • Goubert (Jean-Pierre), La conquête de l’eau, L’avènement de la santé à l’âge industriel, Paris, Robert Laffont, 1985.
  • Vigarello (Georges), Le propre et le sale, Paris, Seuil, 2013 (1ère édition : 1985).

 

Les propositions de communication devront prendre la forme suivante :

Un argumentaire de 10-15 lignes (1500-2000 signes) avec une brève présentation de l’auteur.

Elles seront envoyées au contact suivant : didier.nourrisson@univ-lyon1.fr avant le : 1er mars 2018. Une réponse sera donnée par le Conseil scientifique pour le 31 mai.

Les Actes du colloque seront publiés en 2019.

Comité scientifique pressenti :

  • Christophe Badel, professeur d’histoire ancienne, Université Rennes 2, président du jury de l’agrégation.
  • Jean-François Brun, maître de conférences HDR en histoire contemporaine, CERCOR, Université Jean Monnet, Saint-Etienne.
  • Evelyne Cohen, professeur d’histoire contemporaine, LARHRA (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes), ENSSIB Lyon.
  • Julia Csergo, Professeure, UQAM (Université du Québec à Montréal), Québec (Canada).
  • Hervé Cubizolle, professeur de géographie physique, Université Jean Monnet, Saint-Etienne.
  • Stéphane Frioux, maître de conférences en histoire contemporaine, LARHRA, Université Lyon 2.
  • Vincent Guichard, archéologue, spécialiste de protohistoire européenne, directeur du Centre archéologique de Bibracte.
  • Bernard Hours, professeur d’histoire moderne, directeur du LARHRA, Université Lyon 2.
  • Bruno Laurioux, professeur d’histoire médiévale, Université de Tours, président de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation.
  • Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine, LARHRA, Université Lyon 1/ESPE de Lyon.
  • Matthieu Poux, professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l’université Lyon 2.
  • Patrice Queneau, membre de l’Académie nationale de Médecine, doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Saint-Etienne.
  • Georges Vigarello, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Saint-Quentin en Yvelines.
  • John Westbrook, Professor, Bucknell University, Pennsylvanie(USA)

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