Chapelle de la Bastie d’Urfé

Un petit groupe  de recherche sur la chapelle de la Bastie d’Urfé s’est constitué autour de MM Edouard Crozier et Serge Tardy (dianistes).
Ils s’intéressent au décor si particulier de cette pièce riche en symboles. Serge Tardy a rallié plusieurs universitaires s’intéressant à la symbolique de la musique.
 2464 St Etienne le Molard La Bastie La Chapelle état ancien cliché pour la brochure vendue au château
Ils ont, notamment, identifié des éléments des vitraux  conservés aux Etats-Unis.
Afin d’affiner leur travail sur le pavement de la chapelle, ils souhaitent retrouver la partie centrale du pavement celle qui devait contenir l’inscription « DOMS ».
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Si vous avez des informations concernant ces éléments de décor, vous pouvez contacter le secrétariat de La Diana qui transmettra aux intéressés.
La Bâtie d’Urfé

La Bâtie d’Urfé

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Le manoir de la Bâtie est habité au XVème siècle par la famille des seigneurs d’Urfé descendus de leur montagneuse forteresse des « Cornes d’Urfé », à Champoly, jusque dans la plaine du Forez, près de Boën. En 1408, le duc Louis II de Bourbon, nomme Guichard d’Urfé bailli de Forez, charge qui restera héréditaire plus de deux siècles. De 1546 à 1553, Claude d’Urfé (1501-1558), proche du roi, représente la France au Concile de Trente, est ambassadeur de Rome, puis reconstruit sa maison de la Bâtie. Dès 1535, par étapes successives, le château encore presque féodal, est transformé en une belle résidence à la mode de la Renaissance italienne.

Le fils aîné de Claude, Jacques Ier d’Urfé, chambellan du roi Henri II, marié à Renée de Savoie , aura, parmi neuf garçons, Honoré d’Urfé (1567-1625), auteur de l’Astrée, publiée de 1607 à 1628, en rendant célébré ce pays de Forez qui « en sa petitesse contient ce qui est le plus rare au reste des Gaules ». L’influence de ce premier romain dans la littérature française fut considérable au XVIIe siècle.

Les d’Urfé, vivant à Paris, s’éteignent ruinés à la veille de la révolution française. Le château vendu en 1765 passe de mains en mains. La famille Puy, qui prend le nom de la Bâtie, conserve le domaine jusqu’en 1836, où, ruinée à son tour, elle le cède au duc de Cadore (ministre de Napoléon Ier) dont les héritiers le revendent en 1872 à un marchand de biens qui démembre les domaines et dépouille la demeure de sa décoration, la laissant dans un abandon total durant plus de trente ans.

La Bâtie est rachetée en 1909 par la Société La Diana, qui le fait classer en 1912 monument historique ». Depuis un demi-siècle, de grands travaux de restauration ont été entrepris par la Société avec l’aide des Monuments Historiques. En 1990, une convention est passée avec le Département de la Loire, permettant le lancement d’un chantier très important, la reconstitution du parc, préludes d’une œuvre de longue haleine, pour rendre son lustre d’antan à cette magnifique demeure.

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Le 4 Janvier 2007 La Diana et le Conseil général modifient leur contention prévoyant la transmission de ce monument, La Diana ayant accompli sa mission, au Conseil Général qui l’exploite depuis le 1er janvier 2007. Le 1er janvier 2039 la propriété du château sera transmise à l’euro symbolique au Conseil Général. Toute fois la Diana reste propriétaire de la majeure partie du mobilier du château classé  » musée de France « .

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Lorsque Claude d’Urfé, aménagea son château dans le goût de la Renaissance, des artistes italiens créèrent ce chef-d’œuvre qu’est la chapelle : peintures et gypseries s’unissent en un décor merveilleux et inimitable.

A la mode italienne, le seigneur fit réaliser une salle de fraîcheur, dite de Rocailles, à l’intérieur d’ un bâtiment d’ habitation. Les ornements mythologiques en sont faits de petits galets, de coquillages et de sables de couleur.