Des adresses quelque peu étranges

 

Avant 1805, les rues n’étaient pas numérotées. Ainsi pour trouver une habitation les choses étaient plus compliquées et prenaient l’allure de chasse aux trésors. Voici quelques exemples d’adresses que l’on pouvait trouver avant les nombreux essais de numérotation des rues à partir des adresses de libraires lues dans les livres anciens conservés par La Diana :

IMG_9384.JPG

Histoire ancienne des Egyptiens, des Carthaginois, des Assyriens, des Babyloniens, des Mèdes et des Perses. Des Macédoniens. Des Grecs par Charles Rollin tome 12, chez  la Veuve Estienne (1753)

Plutôt compliqué à comprendre n’est-ce pas ? Attendez de voir celle-là :

IMG_9397.JPG

Abrégé de l’histoire de l’Espagne par le sieur du Verdier chez Esprit Vitalis (1674)

 

Encore une petite pas très claire :

IMG_9388.JPG

Introduction à la vie dévote de Saint François de Sales, Evesque et prince de Genève  chez Simon Bernard (1696)

Pas très pratique pour retrouver la boutique du libraire, vous ne pensez pas ? Mais rassurez vous à partir de 1779 les premiers systèmes de numérotations des rues font leur apparition. En effet, Marin Kreenfelt de Storcks a essayé de mettre en place le premier système à Paris à ses frais mais avec l’accord de l’administration locale. Cependant certains étaient méfiants et voyaient là-dedans l’arrivée de nouvelles taxes; et les nobles ne supportaient pas de voir leurs maison être mises sur un pied d’égalité avec celles du peuple.

Un  autre système de numérotation a été mis en place à la fin de l’année 1790 mais, le système ayant pour but un recensement des citoyens soumis aux impôts, il n’eut aucun sens. On pouvait très bien retrouver le même numéro dans une rue et parfois les rues pouvaient contenir des numéros qui atteignaient jusqu’à plusieurs milliers.

Ce n’est qu’en 1805 qu’est mis en place le système actuel , celui que nous connaissons tous.

 

Abigaël Chevillard (stagiaire de 3e,  collège Mario Meunier).

Source historique : Wikipédia

Photos : Toutes les photographies proviennent de livres conservés à la Diana et sont dues à l’auteur.

 

Un forézien au pays des livres

Nous vous rappelons la conférence de Georges Perrin, ancien directeur de la bibliothèque universitaire d’Aix-en-Provence à 20h00 à la Diana, 7 rue Florimond Robertet à Montbrison.

Il vous présentera un panorama  des bibliothèques publiques en France aujourd’hui, agrémenté de quelques illustrations tirées de son l’expérience tiré de sa profession dans les diverses catégories de bibliothèques. Il montrera ce que les bibliothèques doivent à l’Histoire du livre et des politiques culturelles d’hier à aujourd’hui mais aussi leur organisation actuelle, les problématiques actuelles et les perspectives d’avenir dans un monde de l’information en perpétuelle évolution.

L’entrée est libre et gratuite pour tous.

L’Atlas linguistique et ethnographique du Lyonnais

Parmi les ouvrages d’exception conservés à La Diana, le lecteur peut trouver l’Atlas linguistique et ethnographique du Lyonnais de Mgr Pierre Gardette publié par l’Institut de Linguistique romane des Facultés catholiques à partir de 1950.

Entouré de Paulette  Durdilly, Simone Escoffier, Henri Girodet, Marguerite Gonon et Anne-Marie Vurpas-Gaillard, le recteur des Facultés catholiques de Lyon fit le relevé systématique des patois du Lyonnais c’est-à-dire des départements de la Loire et du Rhône et ainsi que quelques parties limitrophes des départements voisins.  A partir de 75 lieux d’enquête, Mgr Gardette et son équipe ont recueilli le parler local et le vocabulaire utilisé dans les campagnes du Beaujolais, du Forez, du Lyonnais proprement dit, du Pilat et du Roannais. Les villes ont été délaissées au profit des campagnes car souvent on y parlait plus que le français. Chaque terme est noté phonétiquement sur les cartes et ce qui permet facilement les comparaisons entre les dialectes.

Mais cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui s’intéressent à la vie rurale et au petit patrimoine grâce aux notices explicatives et aux dessins accompagnant de nombreux termes. Par exemple, la double page consacrée à l’araire montre plusieurs modèles d’outils et sur la carte, nous voyons si cet engin est encore utilisé au moment de l’enquête et elle est complétée par  9 feuillets décrivant les différentes parties de l’araire : soc, poignées…

Atlas linguistique et ethnographique du Lyonnais par P. GardetteDouble page consacrée à l’araire. Tome I (photo Muriel Pichon)

L’Atlas linguistique et ethnographique du Lyonnais compte 5 volumes : les 3 premiers volumes de cartes, puis un volume de présentation de la méthode de travail et enfin un volume de commentaires linguistiques. Tous sont consultables à la bibliothèque de La Diana.

 

La bibliothèque de La Diana

La bibliothèque de La Diana propose à ses membres un ensemble de collections variées, constituées dès son origine par des acquisitions et des dons de livres, ainsi que des dépôts de collections privées mises à sa disposition. Elle compte plusieurs milliers d‘ouvrages qui font actuellement l’objet d’un inventaire et d’un catalogue informatisé accessible par Internet (La Diana- Catalogue en ligne). Aujourd’hui 5200 livres ont été traités,  laissant apparaître la variété documentaire de cet ensemble documentaire riche dans toutes les disciplines, mais plus particulièrement en Archéologie et en Histoire, spécialement en Histoire du Forez et de l’ensemble de notre région.

Ces ouvrages sont accessibles pour une consultation sur place dans la grande salle de lecture, qu’il s’agisse des Usuels (dictionnaires, encyclopédies, atlas et ouvrages de référence), des livres conservés dans la salle héraldique, ou des livres déposés dans les magasins de La Diana. Mais les ouvrages de documentation courante peuvent également être empruntés pour une durée déterminée, en fonction des sujets d’étude et de recherches effectuées par les membres de La Diana.

D’autre part, cette bibliothèque comprend un nombre importants d’ouvrages anciens précieux et rares acquis au fil du temps. Certains font actuellement l’objet d’étude à des fins de restauration et d’amélioration de leurs conditions de conservation.

La Diana est également dépositaire du fonds ancien de la Ville de Montbrison issu des confiscations révolutionnaires. Cette collection comprend 5000 volumes antérieurs au XIXe siècle. La Diana a reçu, par convention établie au moment de sa création, toute délégation pour sa conservation et sa mise en valeur.

Enfin, l’essentiel des fascicules du Bulletin de La Diana est consultable en ligne sur le site « Gallica » de la Bibliothèque nationale de France.